mardi 13 novembre 2012

Poème : Antiennes Célestes



"Antiennes Célestes"

Rêves naissants d'aurores perdues, 
Contemple le ciel, la demeure étoilée,
Le chemin de nos pères, lendemain de nos pairs
Est bien tortueux...
Longtemps j'ai cherché tes yeux au creux de l'océan,
 Longtemps j'ai erré en vain sur la terre endormie ! 
C'est de toi, de ton âme, que sont faits mes songes. 
Jamais je n'ai failli, 
Point ne suis-je tombée, 
Sous les vents et tempêtes dans la lande enneigée. 
Point ne serai-je le festin des dieux 
Dans leur antre terrés.
Erskaven, en citadelle, ravivera la flamme
De nos peurs, de nos joies, 
Telle un point dans la nuit, 
Elle guidera nos pas. 
Rêves blessants de soirs retrouvés, 
Contemple le sang des étoiles sublimées, 
Une vie de sagesse, dans ton cœur exalté... 
Ne me laisse point dans l'ombre, 
Ne m'abandonne pas à la douleur, 
La couleur des âmes n'est point mienne ! 
Survivre à la beauté d'un monde qui n'est point, 
Outrepasser l'horreur, 
Merveilles cosmiques, 
Embrasser la terreur, 
Révélation divine, 
Périr pour renaître en un cercle, 
Rien n'égale la grandeur de ces heurts, 
Perdre l'esprit au fil des heures...
Aussi lève toi, et bondis vers l'ether ! 
Voute céleste aux abords imprécis, 
Arcs lumineux et poussières vivantes, 
Le réel n'est qu'un cas, 
Dans la multitude qui tourne et vire,
Telle un océan de passions. 
Ton regard étincelle, 
Ton regard est un puits
Où l'innocence épuisée
Réside à jamais.
C'est cette eau de candeur
Qui abreuve ce monde verni de noirceur, 
Et je mêle le sang, l'eau de patience, le lait de la vie, 
Et je peins l'éternel aux couleurs de l'esprit.
Jamais au grand jamais les Autres n'entendront nos antiennes, 
Perdue dans les hauteurs
La froideur de leurs tombes, 
Fait du silence leur ami. 
Alors riez, riez avec moi, 
Alors dansez, dansez autour de moi !
Nous voila rassemblés, 
Devant l'immensité, 
Pour créer le chemin incarnation
Dans le vaste océan de nos espoirs, 
Vallée virevoltante à l'inestimable valeur. 
Ne dites rien, 
Ne dis rien, 
En cet instant les anges s'enlacent, 
Une valse calculée, 
Un éclat incontrôlé, 
Je retrouve dans tes yeux les souvenirs oubliés.
La mémoire flottante de mille parfums, 
L'insaisissable instant d'un sourire d'enfant, 
Champs de coquelicots, 
Portes dimensionnelles aux couleurs chatoyantes, 
Comptine incessante aux charnières grinçantes, 
La poussière s'envole sous le souffle du vent.
Un vent de renouveau.
Une puissance ambiguë aux épaules d'acier.
Le vent souffle dans les plaines célestes, 
Balaye les cieux, agite les astres, 
Les branches astrales, les feuilles astrales.
Tout n'est plus que naissance, 
Dans les ténèbres des cieux, 
Dans la lumière du sens, 
Nous renaissons tous, 
Dans la beauté de la nuit... 
Rêves naissants d'aurores perdues, 
Contemple le ciel, la demeure étoilée.
Silu

2 commentaires:

  1. C'est beau, c'est fantastique, c'est magnifique.
    Continue à nous faire rêver, à nous épater :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh my Goth ! O.o Mille mercis ! Mille mercis émus dirais-je même :}
      Dans mille cieux étoilés, ma muse aimée c'est bien toi... <3

      Supprimer